Découvrez comment le test de gordon mesure votre assertivité

Découvrez comment le test de gordon mesure votre assertivité

Mon grand-père dirigeait son atelier de mécanique avec une poigne de fer, mais un respect immense pour chacun de ses collaborateurs. Il n’élevait jamais la voix, pourtant personne ne discutait ses décisions. Ce mélange de fermeté et de bienveillance, c’était tout sauf instinctif. C’était une posture, une manière d’être en relation. Aujourd’hui, je me rends compte que c’était de l’assertivité, sans le nommer. Et dans la gestion d’entreprise, c’est souvent ce genre de finesse qui fait la différence entre un dirigeant écouté… et un patron subi.

L'assertivité : le pilier d'un leadership entrepreneurial durable

Quand on crée ou on dirige une entreprise, on ne gère pas seulement des comptes ou des projets. On anime des hommes. On négocie, on corrige, on motive - parfois tout en même temps. Dans ces moments-là, la manière dont on s’exprime pèse plus lourd que le fond lui-même. Une communication claire, respectueuse et bienveillante, c’est ce que l’on appelle l’assertivité. Ce n’est ni l’agressivité, ni la soumission, ni le jeu de dupe. C’est une posture équilibrée, où l’on assume ses besoins sans écraser ceux des autres.

En pratique, les dirigeants affirmés génèrent davantage d’adhésion. Leurs équipes sont moins en tension, plus engagées. On observe souvent une baisse sensible des malentendus, des retards, voire des départs non souhaités. En revanche, les postures extrêmes - trop passives ou trop agressives - sapent le climat social à petit feu. Elles nuisent à la productivité, mais aussi à la crédibilité du chef d’entreprise.

Pour identifier précisément vos propres blocages relationnels et muscler votre posture de leader, vous pouvez dès maintenant découvrir le test de Gordon. Cet outil d’auto-évaluation permet de cerner son style dominant et d’activer des leviers concrets d’amélioration.

Les quatre styles de communication face aux tensions

Découvrez comment le test de gordon mesure votre assertivité

Identifier les comportements reflexe

Face à un conflit, une critique ou une pression, chacun réagit selon un schéma plus ou moins automatique. Le test de gordon repose sur l’identification de ces réflexes en situation de tension. Il distingue quatre profils majeurs : le passif, l’agressif, le manipulateur et l’assertif. Chaque style se traduit par des réponses spontanées, souvent inconscientes, mais qui finissent par modeler la perception qu’on a de vous.

  • 🟢Passif : on évite le conflit, on ne s’exprime pas, on subit. Résultat ? On s’épuise, on accumule des rancœurs.
  • 🔴Agressif : on impose sa vérité, on critique, on juge. On obtient peut-être des résultats rapides, mais au prix d’un climat tendu.
  • 🟡Manipulateur : on tourne autour du pot, on insinue, on culpabilise. Moins direct, mais tout aussi toxique sur le long terme.
  • 🔵Assertif : on dit ce qu’on pense avec respect, sans agressivité ni fuite. On assume ses émotions en utilisant la première personne.

Les conséquences sur la vie de l'entreprise

Un dirigeant passif aura du mal à faire respecter ses délais ou à corriger un collaborateur. Il crée un vide de leadership que d’autres tentent de combler - parfois en désordre. À l’inverse, un profil agressif peut générer de la peur, augmenter le turnover, et même exposer l’entreprise à des risques de harcèlement moral. Même discret, un climat tendu se paie cash : perte de productivité, erreurs, absentéisme.

Le manipulateur, quant à lui, entretient un climat d’insécurité relationnelle. Les équipes ne savent jamais à quoi s’en tenir, ce qui nuit à l’engagement. Seul le style assertif permet de poser des limites, de négocier sans détruire, et de construire une relation de confiance réciproque. C’est ce type de posture qui stabilise une TPE ou une PME sur la durée.

Méthodologie d'évaluation : comment analyser sa posture ?

Le protocole de l'autoévaluation

Le test de Gordon se compose de 60 questions basées sur des situations concrètes : délégation difficile, désaccord avec un client, feedback à un salarié… L’idée n’est pas de chercher la "bonne réponse", mais de cocher celle qui reflète votre réaction spontanée. L’exercice doit se faire seul, dans un lieu calme, sans chercher à paraître sous son meilleur jour.

Une fois les réponses données, on additionne les points par catégorie (passif, agressif, manipulateur, assertif). Le profil dominant ressort clairement. Mais ce n’est pas une étiquette : on a tous en nous les quatre styles. L’important, c’est de comprendre dans quel contexte on bascule dans un mode non optimal.

L'importance de la régularité

L’assertivité, c’est comme un muscle : si on ne l’entretient pas, il s’affaiblit. C’est pourquoi il est conseillé de refaire ce type d’autoévaluation tous les six mois, ou après un événement marquant (changement d’équipe, croissance rapide, crise…). Cela permet de mesurer son évolution, d’ajuster sa communication et de rester aligné avec ses objectifs de leadership authentique.

Passer à l'action avec la méthode DESC

Une fois son profil identifié, il faut passer à l’action. Pour structurer ses échanges difficiles, la méthode DESC est particulièrement efficace : on Décrit la situation factuelle, on Exprime son ressenti, on Spécifie ce qu’on attend, et on Conclut par une proposition. Cette démarche simple mais puissante renforce la légitimité du dirigeant, tout en respectant l’autre. Elle est d’autant plus utile en situation de négociation commerciale ou de management à distance.

Comparatif des profils de communication en milieu pro

🎯 Profil💬 Réaction type📉 Impact sur l'équipe🛠 Solution corrective
PassifÉvite le conflit, ne s'exprime pas, cède trop viteManque de clarté, désordre, frustration latenteTravailler l’expression en « je », poser des limites simples
AgressifImposant, critique, parle à la place des autresPeur, turnover, isolement du dirigeantApprendre à écouter, utiliser la méthode DESC
ManipulateurInsinue, culpabilise, joue sur les émotionsDéfiance, ambiance opaque, rumeursPrivilégier la transparence, dire les choses directement
AssertifClair, respectueux, assume ses besoinsConfiance, engagement, stabilité relationnelleEntretenir la posture, reformuler régulièrement

Foire aux questions

J'ai un score élevé en agressivité, est-ce irrémédiable pour mon management ?

Pas du tout. Un score élevé en agressivité est d’abord une prise de conscience précieuse. Cela signifie que vous êtes probablement perçu comme directif, mais que vous pouvez canaliser cette énergie. En travaillant votre écoute et votre formulation, vous transformez un point faible en force de leadership.

Quelle est la différence technique entre le test de Gordon et un test de personnalité classique ?

Le test de Gordon ne cherche pas à catégoriser votre personnalité globale. Il se concentre sur vos réactions en situation d’interaction sociale. Il mesure votre posture relationnelle dans l’instant, pas votre tempérament profond. C’est un outil concret, orienté action, pas une analyse psychologique.

Le déploiement de ces tests pour toute une équipe RH représente-t-il un coût caché important ?

Le coût principal n’est pas financier, mais temporel : il faut prévoir du temps de débriefing. Cependant, les gains en clarté, en réduction des conflits et en cohésion d’équipe compensent largement cet investissement. Le ROI sur le climat social est souvent très positif.

Comment l'assertivité s'adapte-t-elle au management hybride et à distance ?

À distance, la communication est moins immédiate, donc plus sujette aux malentendus. L’assertivité devient encore plus cruciale : elle impose une plus grande clarté dans les messages écrits, des feedbacks plus fréquents et une écoute active durant les appels. Le risque de malaise silencieux est plus grand.

Un dirigeant peut-il être tenu responsable si ses tests révèlent une culture d'entreprise toxique ?

Le test de Gordon est un outil de prévention, pas une preuve. Il permet d’identifier des risques précoces de RPS (risques psychosociaux). L’utiliser montre une volonté de proactivité, ce qui peut même protéger juridiquement l’entreprise en cas de litige, à condition d’agir sur les résultats.

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Tobie
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